Ce que la pratique du yoga a changé en moi ?
- Pascale Burlet
- 30 déc. 2025
- 2 min de lecture
La façon dont je me perçois, dont je perçois les autres et le monde.
Le sujet est vaste et pourrait être long, étant donné que je pratique depuis 1992.
Venant de la danse à un niveau professionnel, mon exigence était très élevée quant à ce que mon corps pouvait et devait faire, ainsi qu’à la forme que je « décidais » de lui donner.
Tout a commencé bien plus tôt, à l’adolescence, période durant laquelle je cherchais un sens à la vie. La spiritualité et la conscience, à travers le bouddhisme, se sont alors imposées à moi comme une évidence.
Une première porte s’est ouverte à ce moment-là, laissant en moi une trace importante. Même si je l’ai ensuite laissée se refermer légèrement, j’ai toujours gardé un œil sur cette lumière qui filtrait à travers cette porte entrouverte.
Lorsque j’ai décidé de me mettre réellement en quête de réponses à mes questions, j’ai essayé plusieurs cours et différentes formes de yoga, avant de trouver celui qui me convenait, ou du moins qui correspondait à la personne que j’étais à cette époque.
J’ai alors pratiqué le yoga Kundalini pendant une dizaine d’années. Au début, durant la pratique, j’étais en colère. Je me disais : « Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Cela ressemble à mes entraînements de danse. ». Je me suis toutefois accrochée, par curiosité, avec l’envie d’aller voir plus loin ce qui se cachait derrière cette pratique.
Il m’a fallu deux à trois mois de pratique très régulière, au moins trois fois par semaine, pour enfin baisser ma garde et comprendre que, oui, peut-être que le yoga Kundalini, pratique dynamique, ressemble dans ses mouvements à ce que l’on fait en Pilates, mais que la différence fondamentale réside dans la façon d’aborder le mouvement.
Le danseur ne respecte pas toujours son corps : il exige. Et comme lorsque l’on exige quelque chose de quelqu’un, on obtient un résultat, mais pas forcément celui que l’on souhaiterait.
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à faire véritablement du yoga : sortir de la posture mécanique pour entrer dans la forme de la posture. Ne plus faire la posture, mais être la posture.
Après dix ans de cette forme de yoga, j’ai ressenti le besoin de poursuivre mon chemin, de découvrir d’autres pratiques et d’autres enseignants, afin de déconstruire puis reconstruire mon yoga.
C’est ainsi que je suis arrivée là où je suis aujourd’hui : à enseigner le yoga, tout simplement.



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